NUMEROS UTILES
MEDECINS ET SERVICES D'URGENCE
SAMU: 15
Pompiers: 18
Caserne Jacques Vion: 05 62 13 18 00
S.O.S MEDECINS 31: 05 61 33 00 00
S.O.S MEDECINS, numéro national : 08 20 33 24 24
Médecin de permanence des soins :
- pour Toulouse et son agglomération appeler SOS MEDECINS 31, le 15 ou l'ADUM.
- pour le reste du département, appeler votre médecin traitant ou le 15.
Pharmacie de nuit
76 allées Jean-Jaurès (entrée par la rue Arnaud-Vidal) Tel: 05 61 62 38 05
Centre Antipoison : 05 61 77 74 47
HOPITAUX
Hôpital Purpan
Cet établissement accueille des malades adultes et dispose d’un service d’accueil d’urgences S.A.U.
Place du Dr Joseph-Baylac TSA 40031 - 31059 Toulouse cedex 9
Standard général : 05 61 77 22 33
Urgences Toulouse Ouest : 05 61 77 20 18
SOS infarctus : 05 61 77 21 36
Soins aux toxicomanes : 05 61 77 75 63
Hôpital de Rangueil
Cet établissement accueille des malades adultes et dispose d’un service d’accueil d’urgences S.A.U.
Avenue Jean-Poulhès TSA 50032 - 31059 Toulouse Cedex
Standard général : 05 61 32 25 33
Urgences Toulouse Est : 05 61 32 27 95
Grands brûlés adultes : 05 61 32 27 43
SOS infarctus : 05 61 32 26 10
Hôpital Larrey
Cet établissement accueille des malades adultes.
24 chemin de Pouvourville TSA 30030 - 31059 Toulouse Cedex 9
Standard général : 05 67 77 14 33
Hôpital des enfants
Cet établissement accueille des enfants de la naissance jusqu’à 15 ans et dispose d’un service d’Urgences pédiatriques (P.O.S.U.).
330, avenue de Grande-Bretagne TSA 70034 - 31059 Toulouse cedex 9
Standard général : 05 34 55 86 33
Urgences des enfants jusqu'à 15 ans : 05 34 55 84 10
Grands brûlés enfants : 05 34 55 84 72
Hôpital Paule de Viguier
Cet établissement propose une maternité et toutes les spécialités réservées aux femmes et aux couples stériles.
330, avenue de Grande-Bretagne TSA 70034 - 31059 Toulouse cedex 9
Standard général : 05 67 77 13 33
La Grave et Casselardit
Ces établissements proposent des spécialités réservées aux personnes âgées (Long séjour, gérontologie) et la Psychiatrie de l’enfant, de l’adolescent et de l’adulte.
Hôpital La Grave
Place Lange TSA 60033 - 31059 Toulouse cedex 9
Standard général : 05 61 77 78 33
Soins aux toxicomanes : 05 61 77 80 82
Casselardit
170, avenue de Casselardit TSA 40031 - 31059 Toulouse cedex 9
Standard : 05 61 77 22 33
Hôtel-Dieu Saint-Jacques
Siège administratif des Hôpitaux de Toulouse.
2, rue viguerie TSA 80035 - 31059 Toulouse cedex 9
Standard général : 05 61 77 82 33
Centres d'accueil et d'hébergement des familles accompagnants des hospitalisé
Rangueil : Le Vallon - 05 61 55 44 92
Purpan : Le Laurier Rose - 05 61 77 21 85
La Grave : Lou Caminot - 05 34 45 21 90
COMMISSARIAT CENTRAL
Commissariat Central Toulouse
05 61 12 77 77
23 boulevard de l'Embouchure
AIDES AUX VICTIMES
Allô Enfance Maltraitée
08 00 05 41 41
Enfance En Danger
08 00 31 08 08
Viols Femmes Informations
08 00 05 95 95
Discriminations Raciales
117
Espace écoute jeunes
05 62 26 78 79 - 2, rue St Jean - 1er étage
Accueil téléphonique du lundi au vendredi de 13h à 17h.
Service d'Aide aux Victimes d'Information et de Médiation (SAVIM)
Accueille et informe gratuitement les victimes d'une infraction pénale, s'efforce de résoudre certains conflits par la médiation sous le contrôle de l'autorité judiciaire, les aide à obtenir réparation, guide leurs démarches.
. Numéro vert (appel gratuit) - 0 800 56 57 58
. Permanences le mardi et le jeudi de 14h à 17h et sur rendez-vous de 9h à 12h
49 boulevard Lascrosses - 05 62 30 09 82
. Accueil sur rendez-vous de 9h à 12h :
. Antenne au chu de Rangueil
Au service de consultations des coups et blessures
1 avenue Jean-Poulhès (bât. H 1, 2e sous-sol) - 05 61 32 29 70
. Maison de Justice et du Droit
(quartiers Le Mirail, Bellefontaine, La Reynerie, Les Pradettes, Bagatelle, Papus, Tabar, La Faourette, Lafourguette) :
2 impasse de l'Abbé-Salvat - 05 61 43 06 94
URGENCES SOCIALES
Veille Urgence Sans-Abris
115
S.O.S Amitié Toulouse
05 61 80 80 80 Implantée sur Toulouse, apporte un soutien moral, par téléphone, aux personnes qui ne trouvent plus dans leur entourage quelqu'un avec qui dialoguer ...
http://www.sosamitie31.asso.fr/
DROGUES / ALCOOL
Drogues Info-Service
Accueil, écoute, soutien, information et orientation de toute personne concernée directement ou non par le problème
Relais des centres de soins spécialisés, du lundi au vendredi de 18h30 à minuit
Numéro Vert (gratuit) - 0 800 231 313
Drogues/Alcool/Tabac Info Service
113
Relais des centres de soins spécialisés accueil, écoute, soutien, information et orientation de toute personne concernée directement ou non par le problème
24h/24, anonyme et gratuit
SANTE PUBLIQUE
Air Santé
Pour tout avis médical en cas de pollution de l'environnement
05 61 77 94 44
INPES - Education pour la santé
Bienvenue sur le serveur de l'Institut National de Prévention et d'Education pour la Santé (INPES) ...
http://www.inpes.sante.fr/
Centres de vaccinations
- Service Communal d'Hygiène et de Santé (SCHS)
17 place de la Daurade
Tél. : 05 61 22 23 44
Mercredi de 9h à 11h30 et de 13h à 16h, vendredi de 12h à 16h
- Centre de Vaccination International Purpan
Sur rendez-vous
Tél. : 05 61 77 21 62 ou 05 61 77 24 09
Médecine préventive universitaire
05 61 63 37 25 - Univ.Toulouse 1 - Sc. Sociales - Place Anatole France
Ouvert du lun au ven de 8h30 à 16h30.
05 61 50 41 41 - Université Toulouse 2 - Le Mirail - 5, allées Antonio Machado
Ouvert du lun au ven de 8h30 à 16h30.
05 61 14 81 51 - SIMPPS - Univ. P. Sabatier - 118, route de Narbonne
Ouvert du lun au ven de 8h30 à 16h30.
SIDA
Sida Info Service
Numéro vert 24h/24
08 00 84 08 00
Dépistage Anonyme et Gratuit - Sida
La grave, place Lange (pavillon Nanta)
du lundi au vendredi de 9h à 17h30
samedi 9h30 à 11h30 et mardi de 18h à 20h30
05 61 77 78 59
Aides
association pour l'entraide et l'information sur le sida
122, Rue du Général-Bourbaki
accueil sur rendez-vous de 9h à 12h
permanences du lundi au vendredi de 14h à 18h
05 34 40 22 60
Dialogues
soutien et accompagnement des personnes séropositives ou malades
CMS : 2, Rue Malbec
05 62 71 03 03
Multi-sexualités et sida
Ce site s'adresse à tous ceux et toutes celles que le sexe intéresse et plus particulièrement à ceux et celles qui ont fait le choix d'une sexualité plurielle, multiple et surtout sans risque ...
http://www.multisexualites-et-sida.org
AUTRES
Urgences Vétérinaires de nuit
05 61 50 10 80
Après 19h
Le week-end, appeler le commissariat
Allô propreté (Service municipal gratuit exclusivement réservé aux particuliers)
Enlèvement d'encombrants - 05 61 22 25 13
Détritus de jardin - 05 61 22 22 22
Désaffichage (tags, etc.) - 05 61 22 24 93
Objets Trouvés
05 62 27 63 00
Circulation routière
05 61 12 77 77
Introduction
Ce chapitre fournit des conseils élémentaires de comportement à l'usage des parents, de la famille et/ou de l'entourage d'usagers de drogues.
Ces conseils ne peuvent en aucun cas se substituer à une analyse propre à chaque cas, car les raisons de la consommation de drogues et de la toxicomanie sont nombreuses et infiniment variées.
C'est pourquoi nous recommandons vivement, en cas de doute ou de problème, de nous contacter et chaque fois que cela est possible, de rencontrer un organisme spécialisé dans l'aide aux toxicomanes et/ou l'aide aux familles, pour analyser objectivement la situation et déterminer les actions les plus appropriées à chaque cas.
Votre enfant consomme-t-il de la drogue ?
Combien de parents se posent cette question, après avoir trouvé leur adolescent bizarre, avoir découvert des objets inhabituels dans ses affaires ou observé un changement de comportement trop rapide.
Alors, quels sont les indices d'une consommation ?
La réponse n'est pas simple car ils sont variables d'un enfant à l'autre et que chaque indice, pris isolément, peut avoir une toute autre raison que la consommation de drogue. C'est plutôt la conjonction de plusieurs indices qui peut vous révéler une consommation.
Les indices les plus courants sont :
Votre enfant présente des symptômes inhabituels :
* yeux rouges et pupilles dilatées,
* difficultés d'élocution, propos décousus, comme une personne un peu ivre,
* irritation ou sécheresse de la gorge, toux sèche, haleine particulière,
* reniflements fréquents, frottement du nez, crachats de mucus noir,
* douleurs de la poitrine,
* alternance de phases d'excitation (parole abondante) puis d'abattement,
* boulimie ou, au contraire, perte d'appétit,
* perte rapide et importante de poids,
* odeur sur les vêtements,
* traces d'injection,
* hallucinations.
Vous trouvez dans ses affaires des objets inhabituels :
* papier pour rouler des cigarettes (qui sert à faire des joints),
* pipes ou narguilé, ou narguilé sommaire (appelé "bang") fait avec une bouteille en plastique ou une canette et des tubes de verre ou plastique,
* petits sachets en plastique avec fermeture zip (qui contiennent généralement le cannabis),
* briquets ou recharges de gaz à briquet en quantité inhabituelle.
* couteau ou petite cuillère avec des taches brun brûlé,
* petite cuillère avec une croute blanc-gris (chauffage de poudre, héroïne ou autre),
* pailles (utilisées pour "sniffer"), seringues ou nécessaire d'injection.
* dragées ou produit pour "purifier l'haleine" (qui permettent de masquer l'odeur du cannabis entre autre)
* tiges ou feuilles séchées de cannabis ressemblant au tabac mais à l'odeur différente, petits blocs de substance brune ou verte et dure (le haschisch), poudre blanche ou brune (cocaïne, héroïne, crack etc.), cachets similaires à des médicaments (ecstasy), petits buvards (LSD), etc... etc...
Son comportement change assez rapidement :
* chute rapide des résultats scolaires,
* absentéisme scolaire répété,
* abandon d'activités, sportives ou autres,
* démotivation généralisée,
* changement de groupe d'amis,
* absences de plus en plus fréquentes, rentre à n'importe quelle heure sans prévenir,
* isolement à la maison, il s'enferme pour plusieurs heures dans sa chambre, qu'éventuellement il aère ou désodorise ensuite,
* il devient irritable, les conflits avec l'entourage deviennent plus nombreux,
* de temps à autre, il "pète les plombs" et fait des crises de violence,
* il achète beaucoup de bière ou d'alcool (souvent consommé avec les autres drogues),
* vous constatez des disparitions d'argent,
* il vend ses affaires (CDs, vêtements, autres objets) en quantité à ses copains.
* coups de téléphone bizarres,
* etc... etc...
Si vous constatez ces indices, la meilleure attitude est de faire part de vos doutes à votre enfant et d'avoir une conversation claire avec lui, et vous vous apercevrez que le problème est souvent moins grave que vous ne l'imaginiez.
Cependant exigez des explications claires et crédibles, ne vous contentez pas de la simple affirmation qu'il ne consomme pas ! Les consommateurs de drogue nient fréquemment leur consommation.
N'oubliez pas que chaque indice pris isolément n'est pas significatif d'une consommation de drogue.
Face à un usager de drogue, quelle attitude adopter ?
Vous avez maintenant une quasi-certitude que votre enfant, parent ou proche consomme de la drogue. Que faire ?
Ne paniquez pas et ne vous précipitez pas :
La panique et la précipitation sont mauvaises conseillères. Si vous agissez dans la précipitation, vous avez toutes les chances d'agir à contresens de ce qui est nécessaire pour l'aider à s'en sortir. Ne l'emmenez pas, par exemple, séance tenante chez un psychiatre simplement parcequ'il a fumé du cannabis ou pris de l'ecstasy ou même de la cocaïne.
Lorsque vous découvrez que votre enfant ou votre proche se drogue, il est probable qu'il le fait depuis un certain temps sans que vous n'ayez rien détecté. Pendant toute cette période, vous et lui avez vécu dans un équilibre peut-être précaire mais en surmontant vos difficultés. Il est donc inutile de paniquer, vous pouvez continuer ainsi pendant encore quelque temps, il y a rarement, à ce stade, une urgence absolue, d'autant que s'il est devenu dépendant, le temps nécessaire pour s'en sortir se comptera en mois ou en années.
Il y a urgence seulement si vous découvrez votre enfant dans le coma après une overdose ou dans un état physique particulièrement inquiétant, auquel cas il faut immédiatement appeler des secours médicaux.
Par contre, ne passez pas à côté du problème, ne négligez pas toute consommation de drogue et particulièrement si elle commence avant 15 ans.
Prenez le temps de réfléchir à ce que vous allez faire et à la façon dont vous allez gérer cette situation. Prenez conseil auprès de spécialistes, consultez un centre d'aide et de soin spécialisé pour vous faire aider à définir votre action.
Ne préjugez pas d'une consommation :
Tout comme un verre de vin ne fait pas l'alcoolique, une cigarette ne fait pas le tabagique, un adolescent qui fume occasionnellement du cannabis n'est pas un toxicomane !
Cette consommation ne l'entraînera pas forcément dans l'escalade vers des produits de plus en plus dangereux.
Par ailleurs, les consommations abusives et les dépendances font partie le plus souvent d'un ensemble de problèmes : anorexie, boulimie, idées et conduites suicidaires, troubles du comportement. Elles sont l'expression de souffrances, de difficultés passagères ou plus profondes qu'il s'agit d'identifier et de prendre en compte au cas par cas.
Instaurez le dialogue et un minimum de confiance :
Tout d'abord ne "l'engueulez" pas . Beaucoup de personnes consomment de la drogue pour s'anesthésier face à un stress ou des difficultés qu'elles ne supportent pas. Vos remontrances, cris ou vociférations auront pour seul effet de le stresser davantage et donc de renforcer son envie irrépressible de consommer, effet inverse de ce que vous souhaitez naturellement.
Parlez en ouvertement avec lui, rien n'est pire que de faire l'autruche, particulièrement lorsque l'on n'a pas de certitude, une telle attitude sera toujours interprétée comme un accord tacite ou un désintérêt face à ses problèmes.
A l'opposé, ne le "fliquez" pas. L'espionnage n'a jamais contribué au dialogue. Il s'en apercevra rapidement et vous aurez définitivement supprimé toute chance de pouvoir agir efficacement. On ne traite pas une consommation de drogue ou une toxicomanie en jouant au chat et à la souris. Agissez ouvertement et au grand jour, même s'il ment et se cache.
Si le dialogue a été coupé depuis longtemps, renouer des liens peut prendre un temps important, des jours ou des semaines, mais il faut impérativement passer d'abord par cette phase pour réinstaurer la confiance et pouvoir ensuite aider le jeune.
Trouvez ou créez un moment propice où vous êtes seul à seul pour parler.
N'abordez pas ce sujet s'il est sous l'emprise de la drogue, ou si vous êtes vous-même sous l'effet de la colère, la discussion serait stérile, attendez d'être tous deux aptes à discuter calmement.
Adoptez un comportement ouvert, sans agressivité, et essayez de faire un état de la situation :
* Quel(s) est (sont) le(s) produit(s) consommé(s) ?
* La consommation est-elle rare, fréquente ou régulière ?
* Quelle est la quantité consommée ?
* Dans quelles circonstances consomme-t-il, seul ou en groupe ?
* Y a-t-il des conséquences nocives ou des dommages ?
* Par quelles raisons justifie-t-il sa consommation et quelle importance reconnaît-il à cet usage (Pour s'amuser de temps en temps, pour faire comme les autres, parce qu'il l'estime indispensable à son bien-être) ?
Il faut prêter attention au fait que l'usager de drogues a une tendance naturelle à nier sa consommation et/ou à critiquer son entourage ou la société pour se déculpabiliser.
Ceci n'interdit pas d'analyser objectivement ses propres erreurs et insuffisances vis à vis de lui.
S'interroger, parler en toute confiance d'une consommation, quelle qu'elle soit, est nécessaire. La plupart des consommations resteront sans conséquences graves si le dialogue est instauré. Il est fondamental de préserver la communication, même si vous ne comprenez pas, dans un premier temps, son attitude et ses motivations.
N'introduisez pas, sur ce sujet, de complicité entre vous et lui qui pourrait se retourner contre vous. Vous êtes le conseiller et l'exemple. Ayez une autorité rassurante.
Si, plus jeune, vous avez fait vous même des expériences avec la drogue, ne le dites surtout pas ! Il pourrait penser qu'après tout, si vous l'avez fait, ce n'est pas si grave.
Les phrases qui commencent par "de mon temps..." ont aussi toutes les chances de rompre le dialogue.
Ne l'envoyez pas faire des tests de dépistage pour vous rassurer ou lui prouver que vous avez raison. Cette attitude policière a toutes les chances de rompre définitivement le dialogue et de vous ôter toute possibilité de l'aider.
Les tests ne vous diront pas pourquoi votre enfant consomme de la drogue, lui seul pourra vous le dire.
Si de plus les tests sont négatifs, ce qui est fréquent car, à part le cas d'un usage régulier de cannabis, les traces de drogue disparaissent rapidement, vous serez décrédibilisé.
Ayez un discours crédible :
Informez vous par tout moyen utile sur les drogues et la toxicomanie pour en parler avec un maximum d'objectivité. Vous pouvez, par exemple, lire les différentes rubriques de ce site ou acheter des livres qui abordent ce sujet. Il est important de montrer que vous savez de quoi vous parlez.
Dans tous les cas : Ne dramatisez pas mais ne banalisez pas !
Cherchez la ou les causes de sa consommation :
La drogue est parfois le révélateur d'un problème sous-jacent qu'il est utile de découvrir. Ce peut être un problème familial, scolaire, professionnel ou parfois un problème psychique ou neurologique non révélé. La prise de drogue est alors la béquille qui aide à supporter le problème.
Déterminer la cause est fondamental si l'on veut agir efficacement. Il sera inefficace de soigner les effets si la cause n'est pas soignée. Supprimer la béquille ne traitera pas le mal.
Ce n'est que lorsque la cause sera prise en compte que vous pourrez, ensuite seulement, l'amener à comprendre que la drogue n'a jamais aidé personne à résoudre les difficultés de la vie, bien au contraire, ni à paraître plus intelligent ou plus brillant.
Remarquons tout de même que dans la majorité des cas la cause première d'usage de drogue est ludique ou conviviale, c'est ensuite la dépendance qui pousse à la consommation.
Si la cause est liée à un problème qui vous est propre, clarifier votre situation et résoudre votre problème ou l’expliquer pour le rendre acceptable est une priorité.
Parmi les causes liées aux parents, on trouve fréquemment :
o la mésentente ou la séparation des parents,
o un père "absent" de l'éducation de son enfant (absence physique ou professionnelle ou désintérêt) ou qui a tendance à le dévaloriser en cas d'échec scolaire ou autre, et une mère qui compense en le surprotégeant,
o un enfant qui n'a aucun espace d'initiative, dont les parents exercent une éducation autoritaire sans s'intéresser à l'opinion de leur enfant,
o ou au contraire un enfant laissé totalement à lui-même sans guide ni conseil et qui pense que ses parents se désintéressent de lui,
o ou même un enfant dont les parents sont trop indulgents et qui montrent une affectivité excessive qui lui est trop pesante.
Ne vous isolez pas :
Pour supporter une situation douloureuse et difficile à vivre, il est nécessaire de se faire aider. L'accepter c'est souvent trouver des solutions à des situations jugées insupportables. Chercher conseil et assistance n'est pas une marque de faiblesse ou une trahison mais dans ce cas un acte de sagesse.
Parlez en sans honte ni gêne aux personnes qui vous entourent, le secret est souvent un secret de polichinelle qui ne vous protège en rien. Parlez en aux autres personnes de confiance particulièrement à votre médecin. N'hésitez pas à contacter tout organisme spécialisé, qui saura vous aider et vous orienter.
Pensez bien que vous êtes loin d'être le seul dont l’enfant ou le proche consomme de la drogue !
Participez éventuellement à un groupe de parole pour les parents qui vous aidera à comprendre votre situation et à être moins angoissé.
Vous ne pourrez pas avoir le bon comportement et aider efficacement votre enfant ou proche si vous êtes angoissé.
Il ne faut donc pas hésiter à demander conseil et aide pour pouvoir dominer l’angoisse et maîtriser la situation.
Ne vous culpabilisez pas et ne le culpabilisez pas :
Ne vous culpabilisez pas et ne culpabilisez pas les autres membres de votre famille ou entourage. Les jeunes sont soumis à un nombre impressionnant de sollicitations extérieures sur lesquelles vous n'avez pas de maîtrise directe.
La culpabilisation n'apporte rien de positif et ne peut que vous affaiblir.
Pensez à l'avenir et à ce que vous allez faire plutôt qu'au passé et à ce que vous avez fait ou pas fait.
Par ailleurs, la cohésion familiale est le meilleur gage de réussite.
Ne culpabilisez pas le jeune dont la consommation peut être causée par une souffrance profonde que vous n'avez pas détectée.
Au contraire, essayez toujours de le valoriser même à outrance et de mettre en avant la moindre de ses réussites. Les usagers de drogue sont souvent des jeunes qui doutent énormément d’eux-mêmes et qui ont un très fort besoin d’être encouragés.
Il faut lui redonner confiance en lui-même pour qu’il se sente ensuite assez fort pour arrêter.
N'exercez pas sur lui de chantage qui pourrait le culpabiliser, comme un chantage du genre "si tu n'arrêtes pas, je fais la grève de la faim", sous-entendu "je me laisse mourir et je t'en rends responsable", ou toute autre action culpabilisante.
Plus vous mettrez la pression et le culpabiliserez, plus il cherchera à y échapper et à oublier en consommant encore plus. La drogue change son échelle de valeurs et votre action n'aura jamais l'effet que vous escomptez, elle aura la plupart du temps l'effet inverse.
Par ailleurs, en agissant ainsi, vous utilisez ses propres méthodes (les toxicomanes font souvent du chantage à leurs proches), vous vous mettez au même niveau que lui et perdez votre statut de référence qui lui est absolument indispensable.
Ayez un comportement clair, ferme et cohérent :
Ce n'est pas toujours facile !! c'est même souvent difficile et pourtant.... absolument nécessaire. Il ne faut pas laisser le jeune se désocialiser ou faire fi des règles de vie en société.
Tant que cela est possible, n'acceptez pas de drogue ni les objets associés à votre domicile. Obligez le à s'en débarrasser ou faites le vous même. Ce sera au moins un lieu où il ne consommera pas.
Examinez avec attention toute demande d'argent ou de sortie, posez des jalons mais ne refusez pas systématiquement tout, négociez éventuellement.
Contrôlez lorsque c'est possible mais surtout sans tomber dans l'inquisition, ne faîtes pas de l'espionnage.
Restez ferme et maintenez dans toute la mesure du possible une forte cohésion des parents et de l'entourage face à ces jalons.
Surveillez votre argent et vos biens
La consommation de drogues peut induire une recherche désespérée d'argent qui conduit le jeune à voler ses proches pour assouvir son besoin. Sa conscience et son raisonnement vis-à-vis de l’argent sont totalement altérés par le besoin de drogue.
S'il est mineur, ne le laissez pas libre d'utiliser un compte où le découvert serait possible et surveillez son compte s'il en a un.
S'il est majeur, refusez d'éponger ses dettes aussi élevées soient-elles et laissez le assumer cette situation. Si vous épongez ses dettes, vous pouvez être sûr qu'il en fera de nouvelles !
Rencontrez éventuellement son banquier pour qu'il ne lui propose pas des prêts qu'il ne saurait rembourser.
Ne cédez pas à un chantage affectif, très courant pour obtenir de l'argent, l'argent et l'affection sont deux choses distinctes.
Ne cédez pas à des menaces ou des violences de sa part ou de la part de ses dealers, si la situation devient trop difficile, n'hésitez pas à appeler des voisins ou la police, particulièrement si vous ou lui êtes menacés par des dealers.
Ne l'abandonnez pas et incitez le à se faire aider :
Il a plus que jamais besoin de vous ! Ne le mettez pas à la porte, cela frôle la non-assistance à personne en danger ! (Nous savons que c'est parfois plus facile à dire qu'à faire). Assurez lui le gîte, le couvert, les soins qui lui sont nécessaires et surtout entourez le de toute l'affection qui lui est indispensable. N'hésitez pas à lui dire clairement que vous l'aimez.
Tant que vous le pouvez, ne le laissez pas vivre seul à l'extérieur car il aura toutes les chances de tomber dans la précarité et la désocialisation.
Incitez le, calmement, à se soigner et à se faire aider en rencontrant un médecin ou en prenant rendez-vous dans un centre d'aide et de soin (voir les pages suivantes dans cette rubrique => Sortir de la toxicomanie, => La prise en charge et => Trouver de l'aide ).
Insistez et aidez le à prendre rendez-vous et à se rendre aux rendez-vous car sa volonté est souvent inhibée par la drogue. Accompagnez le si nécessaire.
Ne négligez pas les risques de santé, le SIDA ou l'hépatite C n'arrivent pas qu'aux autres. Incitez le à se faire dépister dans un centre spécialisé ou en voyant son médecin. Assurez vous, s'il se pique, qu'il se procure des seringues stériles en pharmacie, et qu'il utilise des préservatifs dans ses rapports sexuels. Prendre une telle assurance n'est pas un accord tacite sur son comportement mais une attitude de parent responsable.
Si vous jugez que, par son comportement, il met sa vie ou celle des autres en danger, vous pouvez demander, sans son consentement même s'il est majeur, une "hospitalisation sur demande d'un tiers" ou "H.D.T.". Vous devez pour celà consulter votre médecin traitant qui se chargera de la procédure.
Ne perdez pas espoir :
La très grande majorité des cas ne concerne qu'une consommation occasionnelle qui n'aura pas de conséquence grave et s'arrêtera à la maturité (psychique et sociale) si vous y avez prêté attention.
La plupart des toxicomanies avérées trouvent une solution à plus ou moins long terme si le toxicomane et sa famille se font aider.
La proportion de cas sans solution est marginale.
En conclusion
S'il s'avère que votre enfant ou votre proche se drogue effectivement, ne désespérez pas, armez vous de beaucoup de patience, d'autant que les rechutes sont fréquentes (et normales), et surtout :
N'hésitez pas à vous faire aider.
Les conseils de cette page ne sont que des conseils élémentaires, les "premiers secours" en quelque sorte. Il faut ensuite passer au diagnostic et aux soins avec l'aide de personnes compétentes.
[Analyse d'audience]
Etudiants
Cours - Psychiatrie - Alcoolisme
1.
Définition
2.
Classification
3.
Épidémiologie
4.
Facteurs étiologiques
5.
Intoxication alcoolique aigüe
6.
Intoxication alcoolique chronique
7.
Complications de l'alcoolisme chronique
8.
Prévention
9.
Mode de prise en charge
I. Définition
1. Psychotrope:
C'est une substance qui a des effets sur le système nerveux central
2. Alcoolisation:
C'est l'absorption par un individu d'une boisson contenant de l'éthanol.
3. Alcoolémie:
C'est la présence d'alcool dans le sang.
4. Alcoolisme:
- Est alcoolique, celui qui consomme chaque jour une quantité d'alcool supérieure à celle qu'il peut métaboliser sans danger, c'est à dire environ ¾ de litre de vin à 10° pour une personne de 70 kg.
- Il y a alcoolisme quand il y a une perte de la liberté de s'abstenir d'alcool ou quand il y a des complications médico-psycho-sociales.
- On remplace le terme d'alcoolisme de plus en plus souvent par le terme de syndrome d'alcoolo-dépendant.
5. Sujet alcoolique:
C'est un sujet consommateur habituel de substances alcoolisées qui subit une altération notable de sa capacité à maîtriser sa consommation ou qui a des complications.
6. Alcoolopathies:
Ce sont tous les dommages secondaires à l'alcoolisation aiguë ou surtout à l'alcoolisation chronique.
7. Alcoolo-dépendance:
a. Physique (ou physiologique):
Se définit par l'apparition d'un syndrome de sevrage après l'arrêt de l'alcoolisation.
b. Psychologique (ou psychique):
Cela correspond à une pulsion à absorber de l'alcool de façon répétitive ou régulière pour en retirer du plaisir ou pour supporter une situation vécue comme pénible. L'alcool est consommé comme un psychotrope.
8. Accoutumance:
C'est le fait qu'un sujet qui consomme un toxique pour en ressentir les effets, va vouloir consommer de nouveau ce toxique pour en ressentir une nouvelle fois les effets.
9. Tolérance:
C'est la propriété que possède l'organisme de ressentir les effets d'un produit à dose précise sans qu'apparaissent les symptômes pathologiques. La tolérance est dynamique, c'est à dire qu'elle s'accroît parallèlement à l'augmentation régulière des doses nécessaires pour que les effets obtenus restent les mêmes. Après plusieurs années, la tolérance s'effondre souvent de façon définitive.
10. Sevrage:
C'est l'arrêt de la prise de toxique chez un sujet dépendant. Le syndrome de sevrage alcoolique est l'ensemble des signes pathologiques survenant à la suite de l'arrêt de l'alcoolisation chez un sujet ayant une alcoolo-dépendance physique.
11. Guérison:
C'est normalement la disparition totale d'un processus pathologique et dans le domaine de l'alcoolo-dépendance il vaut mieux ne pas parler de guérison mais de stabilisation.
12. Stabilisation.
Cela désigne un sujet qui maintient un état d'équilibre satisfaisant sans alcoolisation avec une qualité de vie qu'il juge bonne.
II. Classification
1. Formes symptomatiques d'alcoolisation.
a. Sujets abstinents:
Sujets qui n'ont aucune consommation d'alcool. Il peut s'agir d'un ancien alcoolique.
b. Consommateurs tempérants:
L'alcoolisation est intermittente ou régulière. En tout cas elle est modérée et elle n'entraîne aucun problème d'ordre social ou symptomatique.
c. Consommateurs menacés (ou à risque):
L'alcoolisation entraîne un double risque de dépendance et d'alcoolopathies. Le but est de déceler très tôt les consommateurs menacés.
d. Sujets alcooliques:
Ils sont très souvent alcoolo-dépendants. Généralement la dépendance psychologique va s'installer puis la dépendance physique. La frontière est très floue entre les sujets alcooliques et les consommateurs menacés.
2. Formes étiologiques.
a. Alcoolites : (alcoolisme d'entraînement, alcoolisme d'habitudes, alcoolisme d'imitation, alcoolisme primaire).
- Épidémiologie:
Cela représente entre 40 à 50 % de l'alcoolisme de l'homme et cela représente 1 à 5 % de l'alcoolisme féminin.
- Age de consultation:
A peu prés 40 ans. Il débute en fin d'adolescence.
Ce sont au départ des consommateurs occasionnels qui vont devenir des consommateurs réguliers. Ce sont des personnes qui boivent à table, du vin ou de la bière. Par la suite tout est prétexte à boire, avec des amis (jamais seul, toujours convivial). Leur consommation n'évolue peu. Elle est quotidienne et continue.
Ce sont des personnes qui sont très rarement ivres. La tolérance va augmenter au fil des années. Peu à peu, la dépendance va s'installer à l'insu du sujet. Les sujets n'ont aucun sentiment de culpabilité.
Généralement, ils prennent conscience de leur alcoolisme lors de complications organiques ou lors d'un sevrage involontaire ou lors de problèmes sociaux ou familiaux. Il y a souvent un alcoolisme identique dans la famille, surtout au niveau du père du sujet. Ces hommes ont souvent une femme plus âgée et ils ont beaucoup d'enfants. La sexualité des sujets est longtemps normale mais quand elle va se détériorer il y aura une jalousie pathologique du sujet par rapport à sa femme.
- Évolution:
- Un arrêt spontané au début de le sénescence (âge).
- Apparition de complications organiques.
- Évolution progressive vers l'alcoolisme.
b. Alcooloses : (alcoolisme secondaire, alcoolisme psychique, alcoolisme névrotique, alcoolisme de décompensation).
- Épidémiologie:
40 à 50 % de l'alcoolisme de l'homme et 60 à 80 % de l'alcoolisme féminin.
- Age de consultation:
Entre 20 et 45 ans. Souvent des sujets jeunes, immatures avec des difficultés relationnelles et existentielles. Ils utilisent l'alcool pour l'effet psychotrope. Ils boivent souvent seuls, de façon dissimulée.
Ce sont des personnes qui ont peu d'attrait pour l'alcool et quelquefois du dégoût. Leur consommation est irrégulière, paroxystique. Ils peuvent rester plusieurs mois sans boire et les arrêts seront de plus en plus courts. Avec le temps il y a une dépendance psychologique qui va survenir puis une dépendance physique. Ils ont une culpabilité très importante vis à vis de l'alcool et ils essayent de lutter contre l'alcoolisme. Ces sujets consultent à l'occasion de troubles du comportement (ivresse), tentative de suicide, échecs familiaux ou professionnels. Ils ont peu de problèmes somatiques au départ.
- Hérédité:
On retrouve souvent une névrose ou une psychose d'un parent, au niveau de la famille. Il y a souvent des problèmes conjugaux, fréquents et précoces, des troubles sexuels.
- Évolution:
Cela évolue souvent vers des troubles graves du comportement avec parfois une évolution psychique possible.
c. Somalcoolose : (alcoolisme symptomatique, alcoolisme de perversion, dipsomanie).
- Épidémiologie:
- 1 à 10 % de l'alcoolisme de l'homme.
- 15 % de l'alcoolisme de la femme.
- Age de consultation.
Entre 30 et 60 ans. La consommation est strictement clandestine, solitaire. Il n'y a aucun choix d'alcool. Le sujet prend n'importe quoi en quantité souvent faible mais suffisante pour une ivresse immédiate. Après la crise, le sujet a une crise de culpabilité très forte. Les crises durent de quelques heures à quelques jours et hors des crises il y a un dégoût de l'alcool. C'est une conduite irrationnelle de l'ordre de la perversion.
- Hérédité:
- Aucun élément.
- Troubles de la sexualité très fréquents.
- Évolution:
La durée est indéterminée. Il y a un passage possible vers l'alcoolose.
d. Classification du DSM3.
- Abus d'alcool.
Pendant au moins un mois, il faut soit une consommation pathologique d'alcool (incapacité de diminuer ou d'arrêter, épisode d'amnésie, la poursuite de la consommation malgré les perturbations), soit un handicap du fonctionnement social ou professionnel à cause de la consommation d'alcool.
- Syndrome de dépendance.
L'abus d'alcool (mêmes critères) plus une augmentation de la tolérance ou un syndrome de sevrage.
III. Épidémiologie
1. La consommation d'alcool.
a. Consommation exprimée en alcool pur.
- C'est le reflet fidèle de la morbidité alcoolique.
- En France, on consomme 19 litres d'alcool pur par adulte de plus de 15 ans par an (133 litres de vin + 64 litres de bière + 2,5 litres d'alcool fort)
- Palmarès.
Plus gros consommateurs.
Moins gros consommateurs.
- 1er: France.
- 2eme: Portugal.
- 3eme: Luxembourg.
- 4eme: Espagne.
- 5eme: Italie.
- 1er: Japon.
- 2eme: Suède.
- 3eme: Chili.
- 4eme: Finlande.
b. Évolution de la consommation.
- Tendance à la diminution de la consommation de vin.
- La consommation de bière et d'alcool fort augmente.
- Dans les pays anglo-saxons c'est l'inverse.
c. Au niveau mondial.
- La consommation d'alcool augmente.
- Augmentation du degré d'alcoolisation.
- Le coût moyen de l'alcool diminue.
2. La mortalité.
a. Cirrhose et maladie neuro-psychiatrique:
20.000 décès par an dus à l'alcool.
b. Accidents de la route + cancers dus à l'alcool + cirrhoses + maladies neuropsychiques:
50.000 décès par an.
c. Les accidents du travail + accidents domestiques + suicides :
70.000 décès par an.
Dans les accidents du travail, l'alcool est impliqué dans 15 % des cas.
d. Les accidents domestiques:
L'alcool est impliqué dans 20 % des cas.
Un homme de 25 ans qui sombre dans l'alcoolisme a une espérance de vie diminuée de 12 ans.
3. La morbidité liée à l'alcoolisme.
- L'alcool intervient dans 25 % de toutes les maladies.
- Le nombre de buveurs excessifs serait de 4,5 millions.
4. Le coût social de l'alcoolisme.
Le coût direct lié à la maladie (hospitalisations et consultations) + le coût indirect (perte de productivité) + les arrêts de travail + les accidents et les délits = 130 milliards de francs par an (impôt de 6.000 francs par famille).
IV. Facteurs étiologiques
1. Facteurs externes (ou sociologiques).
a. Facteurs culturels.
- La France est un pays de culture viticole. On a une consommation de type latin (consommation quotidienne avec des ivresses rares).
- Dans les pays anglo-saxons, c'est l'inverse: la consommation se fait le week-end avec des alcools forts.
- Inégalité des populations.
Culturelle: Interdiction dans certaines cultures ou religions.
Raciale: Les asiatiques sont protégés de l'alcool. 80% des asiatiques ont une anomalie enzymatique ce qui leur donne une très mauvaise tolérance de l'alcool. Cette anomalie se retrouve chez 20% des sujets caucasiens.
b. Facteurs économiques.
- En France, plusieurs millions de personnes vivent de l'alcool. Plus les revenus des ménages augmentent, plus la consommation de vin ordinaire, de cidre diminue et la consommation de bière, de vin de qualité, des alcools forts augmentent.
- Quand la densité d'occupation des logements augmente, la consommation augmente.
c. Les facteurs professionnels et familiaux.
- Travail.
- Les personnes qui ont un travail pénible: les mineurs, dans les forges, dans les carrières, les dockers, les déménageurs, dans les cuisines.
- Les personnes qui ont un contact avec le public: les serveurs, les restaurateurs, les agents de police, les facteurs, les voyageurs de commerce, les hommes d'affaires, certains syndicalistes.
- Les professions agricoles, les marins, le Bâtiment et Travaux Publics ( BTP).
- Familiale.
- Enfants d'alcooliques.
- Facteurs environnementaux et il y a un terrain génétique.
2. Facteurs internes (ou individuels).
a. Facteurs psychologiques.
- L'alcoolisme et la dépression.
- Dépression primaire: le sujet déprimé va sombrer dans l'alcoolisme.
- Dépression secondaire qui survient après une longue phase d'alcoolisation.
- L'apparition d'une dépression chez un sujet alcoolique assombrit le diagnostic et augmente le risque de suicide.
- L'alcoolisme et le syndrome anxio-phobique.
- L'angoisse est l'une des principales motivations de l'ingestion d'alcool. L'alcool va apaiser l'angoisse momentanément.
- L'alcool et les autres structures.
- Psychose maniaco-dépressive: le sujet peut boire dans les moments exaltés et il peut boire dans les moments déprimés.
- Schizophrénie: l'alcoolisme se voit surtout chez les hébéphrènes (schizophrènes prostrés) qui utilisent l'alcool pour se stimuler.
- Psychopathies: ils s'alcoolisent beaucoup.
b. Facteurs physiologiques.
- Le sexe.
Les femmes sont beaucoup plus vulnérables que les hommes et les complications surviennent plus rapidement pour des quantités d'alcool moindre.
- Le poids.
L'alcoolémie dépend du poids.
- L'âge.
Plus l'âge de l'alcoolisation est précoce, plus le risque de devenir alcoolique est important.
- États pathologiques.
Ils peuvent augmenter l'alcoolémie: hépatites virales, gastrectomies, dénutrition.
c. Facteurs génétiques.
Il existe une transmission héréditaire de l'alcoolisme.
V. Intoxication alcoolique aigüe
1. Aspect clinique.
a. Ivresse typique.
- Trois phases.
- Phase d'excitation psychomotrice simple:
- L'alcoolémie est comprise entre 1 à 2 g / litre.
- La phase est marquée par une désinhibition, une altération de l'attention, du jugement, du temps de réaction, du sens critique, de la mémoire, de l'adaptation au réel.
- Le sujet fait des paris stupides.
- Il est euphorique et loquace. Il raconte sa vie à tout le monde.
- Il peut passer très rapidement de la tristesse à l'agressivité.
- Phase d'incoordination et d'instabilité:
- L'alcoolémie est entre 2 à 3 g / litre.
- Le sujet est somnolent, a le regard vague.
- On observe une ataxie (absence de coordination des mouvements).
- Il y aura des tremblements.
- Il y a aussi une astasie (impossibilité de rester debout).
- Il y a aussi une abasie (impossibilité de marcher). Parfois il arrive à marcher ce qui donne une démarche ébrieuse (ébriété).
- Il aura des gestes décomposés, maladroits.
- Le sujet peut être confus et désorienté.
- Autres signes observables:
* Grands vertiges avec vomissements.
* Diplopie (voir double).
* Mydriase bilatérale.
* Baisse de l'acuité visuelle.
* Tachycardie.
* Troubles vasomoteurs du visage et des extrémités: rougeurs, chaleur.
* Analgésie (insensibilité à la douleur).
- Phase de coma.
- Alcoolémie supérieure à 3g / litre.
- Le sujet est ivre mort. Il aura une amnésie totale de son ivresse. Il est dans un coma profond, hypotonique (sans tonus).
- Il y a l'abolition des réflexes.
- Les pupilles sont en mydriases bilatérales.
- Il y a une hypothermie considérable.
- Il y a un encombrement des voies aériennes.
- Il y a une hypo-ventilation alvéolaire.
- Il y a une hypotension artérielle pouvant aller jusqu'au collapsus.
b. Ivresses atypiques.
Elles surviennent souvent chez les sujets qui ont des problèmes psychiatriques ou des sujets épileptiques. Elles surviennent après une prise d'alcool récente et massive. Elles ont une durée très prolongée. Elles récidivent très fréquemment.
- Ivresse excito-motrice:
État de fureur paroxystique avec des violences physiques incontrôlables. Ca dure quelques heures et ça se termine par un coma.
- Ivresse hallucinatoire:
Une distorsion cauchemardesque de la réalité. Il y a beaucoup d'hallucinations visuelles et auditives. Cela ressemble au delirium tremens sauf l'odeur d'alcool.
- Ivresse délirante:
Le tableau est plus calme que l'ivresse hallucinatoire. Il y a des épisodes délirants avec des thèmes de jalousie, de persécution, de grandeur, avec des violences envers les autres.
- Ivresse convulsive:
Souvent chez les sujets épileptiques.
2. Manifestations biologiques de l'intoxication alcoolique aiguë.
a. Hypoglycémie:
Elle peut être grave (0,2 g de sucre / litre), surtout chez les alcooliques dénutris. On suspecte une hypoglycémie quand il existe des convulsions, un trismus (contracture des muscles de la mâchoire) ou alors que le sujet n'arrive pas à se réveiller.
b. Hyperlipidémie:
Ce n'est pas directement lié à l'alcoolisme aigu. Cela traduit une poussée pancréatique aiguë.
c. Déshydratation cellulaire:
L'alcool a un effet diurétique. Il y a les signes cliniques et biologiques d'une déshydratation.
d. Acidose:
Diminution du Ph sanguin. (gravité +++).
e. Hyper-uricémie:
L'acide urique s'élimine mal au niveau du rein.
2. Diagnostic différentiel de l'ivresse.
a. Delirium tremens:
Il va s'installer progressivement. Il correspond à un sevrage.
b. Encéphalopathies alcooliques:
C'est une complication de l'alcoolisme et le plus souvent on aura des signes neurologiques. S'il y a un aspect confusionnel, il sera prolongé.
c. Autres intoxications:
Cannabis, L.S.D., etc. On va doser l'alcoolémie.
d. Les méningites:
Elles peuvent donner des troubles de la conscience. On dose l'alcoolémie.
e. L'hématome sous dural:
Suite à un coup il y a une fragilité des vaisseaux.
f. Diabétiques en cas de crise hypoglycémique.
3. Pronostic de l'ivresse.
- Alcoolémie de moins de 3 g / litre: bon pronostic.
- Au-delà de 3 g / litre: le pronostic vital est engagé, cela dépend de la qualité des soins.
a. Facteurs de mauvais pronostic:
- Très jeune âge.
- Existence d'une maladie chronique.
- Association avec un autre toxique.
- Sujet qui a eu une gastrectomie.
- Personne à jeun.
- Moins gros consommateurs.
- Exposition au froid ou à une très grande chaleur.
- Apparition de complications.
4. Complications.
a. Hépatite alcoolique aiguë.
- Nécrose des cellules du foie (hépatocytes).
- Se voit chez les pays anglo-saxons.
- Syndrome fébrile.
- Température.
- Sueurs.
- Déshydratation.
- Tableau pseudo chirurgical.
- Douleur de l'hypochondre droit.
- Hépatomégalie (gros foie), à la surface lisse et ferme.
- Un ictère 2 X / 3.
- Une ascite (épanchement).
- Hémorragies.
- Encéphalopathie.
- Perturbation hépatique.
Surtout des signes d'insuffisance hépatique (baisse du TP), donc hémorragies.
L'évolution est imprévisible. Il y a décès dans 20% des cas.
- Rhabdomyolyse.
- Destruction des muscles striés. Dans un coma profond, le sujet est allongé sur le sol et il y a un encrassement des muscles d'où destruction, nécrose des muscles.
Douleur musculaire (niveau nécrose).
Impotence fonctionnelle.
Augmentation du volume des muscles (odème important).
Compression des vaisseaux et des nerfs donc séquelles définitives.
- Il faut une chirurgie en urgence lors de la compression vasculaire.
- Augmentation des enzymes musculaires.
5. Traitement de l'ivresse.
a. Forme comateuse.
- Réanimation.
- Matelas anti-escarres.
- Sonde urinaire.
- Aspiration digestive.
- Réchauffement progressif.
- Remplissage vasculaire.
- Traitement des complications respiratoires.
- Éviter de prescrire des médicaments qui peuvent potentialiser le coma.
- Forme troubles métaboliques.
- Prescrire des glucides.
- Traiter l'acidose.
- Forme avec agitation importante.
- Neuroleptiques sédatifs.( Loxapac, Triapridal)
- Forme gravissime.
- Supérieur à 5 g / litre.
- Diurèse forcée: faire uriner +++.
- Hyper-ventilation: éliminer rapidement l'alcool.
- Dialyse péritonéale.
- Narcan (naloxone): médicament qui permet de réveiller les comateux. Il est souvent utilisé pour les overdoses.
VI . Intoxication alcoolique chronique
1. Aspect physique.
- Faciès rougeâtre.
- Dilatation capillaire disséminée sur le visage (pommette, oreille, nez).
- La conjonctive de l'oil est blanche ou jaunâtre. Il y a également des dilatations capillaires.
- Les yeux sont globuleux, avec parfois un odème de la paupière qui limite l'ouverture de l'oil.
- Le regard est brillant ou terne.
- La langue est fendillée ou crevassée, violacée et parfois recouverte d'un enduit épais blanc - jaunâtre. Il y a parfois des travées épaisses noirâtres.
- L'haleine de l'alcoolique est caractéristique.
2. Dépendance psychique.
- Elle s'installe plus ou moins rapidement suivant les individus.
- Cela va plus vite chez la femme que chez l'homme.
- La phase cruciale de cette dépendance se caractérise par la perte du contrôle des quantités absorbées.
- Tout le comportement de l'alcoolique sera centré par l'alcool d'où une baisse des activités professionnelles, sociales, etc.
3. Dépendance physique.
- Elle se caractérise par des symptômes de sevrage (le matin car cela fait suite à l'abstinence de la nuit).
- Tremblements des mains (signe du serment).
- Tremblements de la langue.
- Crampes.
- Des paresthésies (fourmillements).
- Nausées.
- Vomissements.
- Tachycardie.
- Hypotension orthostatique.
- Anxiété.
- Irritabilité.
- Humeur dépressive.
- Troubles du sommeil.
- Tous ces signes sont calmés par l'absorption d'alcool.
4. Diagnostic biologique.
a. Les gamma GT.
- Augmentation des gamma GT (3 à 6 fois la normale et parfois beaucoup plus).
- C'est un signe important de l'alcoolisme.
- Les gamma GT baissent au bout de 10 jours.
b. Le volume globulaire moyen (vgm).
- La taille des globules rouge est de 80 à 100 µ cubes.
- Chez l'alcoolique la taille dépasse 100 µ cubes.
- Cela remet du temps avant de redevenir normal (après l'arrêt d'alcool).
c. Examens qui traduisent un retentissement de l'alcool chronique.
- Augmentation des transaminases.
- Augmentation des immunoglobulines A.
- Baisse de l'urée.
- Baisse de l'albumine.
- Baisse de la tolérance au glucose, d'où des glycémies élevées.
- Augmentation de l'acide urique.
- Augmentation des triglycérides.
5. Syndrome psychique de l'alcoolisme.
a. Modification psychologique particulière à l'alcoolisme.
b. Plus l'intoxication se prolonge, plus ses traits seront apparents et identiques.
- Régression affective.
- Sujet passif et dépendant par rapport à son entourage.
- Désintérêt progressif pour la famille.
- Plainte d'un sentiment de honte et d'abandon de son entourage.
- Méconnaissance de l'intoxication.
- Chez tous les alcooliques.
- Dénie ou minimise l'alcoolisme.
- Jalousie pathologique
- Fidélité du partenaire.
- Soupçons au moment des ivresses et cela devient permanent.
- Conviction persistante (voir un véritable délire, des passages à l'acte surtout au moment des ivresses.
c. États dépressifs secondaires.
- Très fréquent chez l'alcoolique.
- Dépression réactionnelle à la prise d'alcool (provoquée ou accentuée par la dégradation intellectuelle et physique, climat familial, de l'insertion professionnelle par des échecs répétés des tentatives de sevrage par la culpabilité liée aux rechutes donc le patient se sent triste et boit).
- La dépression du sevrage peut arriver avant, pendant ou après le sevrage. Il faut le traiter car il favorise les rechutes et les suicides.
d. Modifications du caractère.
- Très fréquentes.
- Il y a une instabilité caractérielle.
- Il y a une irritabilité.
- Il y a une colère violente brusque pour des motifs futiles.
- Il y a des réactions imprévisibles.
- Il y a une intolérance à la frustration.
- Cela altère les relations familiales.
- L'absentéisme occasionne la perte d'emploi.
e .Atteinte des fonctions intellectuelles supérieures.
- Détérioration intellectuelle mineure qui est longtemps réversible à l'arrêt de l'alcool, qui s'aggrave lors d'ivresse et s'atténue par un sevrage prolongé.
- C'est longtemps compatible avec une vie normale.
f. Recherche du groupe.
- Recherche d'autres alcooliques pour boire ensemble.
VII .Complications de l'alcoolisme chronique
1. Manifestations digestives.
a. Manifestations hépatiques.
- Stéatose:
Infiltration dans le foie de triglycérides (constant chez l'alcoolique) ce qui donne une hépatomégalie, lisse, molle, indolore.
- Augmentation des triglycérides.
- Avec un sevrage, il y a une régression rapide et totale de la stéatose.
- Alors que la poursuite de l'alcoolisation donne des hépatites dans 30 à 40 % des cas.
- Hépatite alcoolique:
Elle est aiguë et latente. C'est la forme la plus fréquente: une hépatomégalie lisse, régulière, ferme, parfois un ictère discret et souvent peu de signes cliniques.
- Signes biologiques.
- Augmentation des globules blancs: leucocytose.
- Parfois un syndrome inflammatoire.
- Hyper-lipidémie.
- Évolution.
- Le sevrage avec souvent la régression des lésions.
- Dans les formes graves on donne des corticoïdes.
- Si l'alcoolisation persiste, il y a un risque de cirrhose.
- Cirrhose alcoolique: fibrose progressive du foie.
- Clinique.
- Le foie est dur avec un bord inférieur tranchant.
- Le foie est de taille normale.
- Splénomégalie (grosse rate).
- Biologique.
- Le bilan hépatique est perturbé.
- Il y a des signes d'insuffisance hépatique.
- Il y a une baisse du TP: signe de gravité.
- Il y a une baisse de l'albumine: signe de gravité.
- Échographie + scanner: modifications de la morphologie du foie.
- Traitement.
- Arrêt total et définitif de l'alcool.
- Donner le moins de médicaments possibles.
- Traiter les complications de cirrhose.
b. Manifestations pancréatiques.
- Pancréatique chronique.
- Douleur très importante au niveau du creux épigastrique avec irradiation dans les deux hypochondres et dans le dos.
- Mousse, vomissements, amaigrissement.
- Calcification des lésions au niveau du pancréas.
- Échographie + scanner pour voir les lésions.
- Traitement.
- Arrêt de l'alcool.
- Antalgiques.
- Prescription d'extraits pancréatiques.
- Pancréatique aiguë.
- Douleur épigastrique intense avec les mêmes irradiations.
- Vomissements très importants.
- État de choc (quelquefois).
- Échographie et scanner en urgence.
- Dosage de amylasémie.
- Selon les formes.
- Traitement chirurgical (lors de nécroses).
- Traitement médical (réanimation).
c. Manifestations osophagiennes.
- Osophagite ulcéreuse.
Par effet direct de l'alcool.
- Osophagite chronique.
Par reflux gastro-osophagien.
- Varices osophagiennes.
Peut donner des hémorragies.
- Cancer de l'osophage.
Après l'osophagite chronique.
Attention c'est très meurtrier.
d. Complications gastriques.
- Gastrite alcoolique aiguë.
- Injection importante et rapide d'alcool fort.
- Douleur épigastrique violente.
- Vomissements.
- Hémorragies.
- Hypotension voir même état de choc.
- Fibroscopie en urgence pour voir l'état des lésions.
Traitement médical.
- Traitement chirurgical: perforation de l'estomac.
- Gastrite alcoolique chronique.
- Douleur épigastrique.
- Nausées, vomissements parfois.
- Fibroscopie: voir l'étendu des lésions.
e. Complications neuro-psychiatriques.
- Ivresse et coma alcoolique.
- Syndrome de sevrage.
- 1er degré.
- Symptôme mineur qui arrive après une nuit sans alcool.
- 2eme degré.
- Suite du premier degré sans ingestion d'alcool.
- Aggravation des signes du premier degré, surtout les signes digestifs.
- Apparition d'agitation et d'accès confusio-onirique.
- Si le sujet boit de l'alcool, les troubles baissent.
- Si le sujet ne boit pas, il y a un risque de passage au troisième degré.
- 3eme degré.
- Delirium tremens souvent favorisé par une maladie, un traumatisme, une intervention chirurgicale.
- Troubles psychiatriques.
- Troubles neurologiques.
- Troubles généraux.
- Désorientation temporo-spatial.
- Délire onirique intense surtout la nuit.
- Le sujet adhère totalement à son délire.
- Hallucinations visuelles et auditives.
- Réaction de fuite, de défense.
- Tremblements généralisés.
- Dysarthrie.
- Troubles de l'équilibre et de la coordination des mouvements.
- Température.
- Tachycardie.
- Sueurs.
- Signes de déshydratation.
- Parfois crises convulsives.
- Le traitement du delirium tremens.
- L'hospitalisation.
- Sujet dans une chambre seule et éclairée toute la nuit.
- Surveillance attentive.
- Attitude rassurante et calme.
- Réhydratation orale si possible ou perfusion.
- Correction des troubles hydro-électrolytiques.
- Lutte contre l'agitation (neuroleptiques, benzodiazépines).
- Vitamines B1, B6, B12, PP.
- Si le délire est important: Haldol.
- Les troubles disparaissent en 48 heures.
- Surveillance du delirium tremens.
- État de conscience.
- Comportement.
- Délire onirique.
- État de déshydratation.
- Recherche de cyanose.
- Sueurs.
- Température.
- Diurèse.
- Tension artérielle.
- Pouls.
- Ionogramme sanguin + urinaire.
- Hématocrite.
- Urée, créatinine.
- Polynévrite des membres inférieurs.
- Due à une carence prolongée en vitamines B1 et l'alcool ne fixe pas les vitamines B1.
- Fatigue à la marche.
- Crampes.
- Déficit moteur.
- Déficit distal.
- Déficit bilatéral.
- Déficit symétrique.
- Steppage: accrochage du pied quand on monte les escaliers.
- Amyotrophie de la jambe.
- Plus de réflexes ostéo-tendineux.
- Traitement.
- Arrêt de l'alcool.
- Traitement d'attaque par vitamines B1.
- 2 ampoules IM X3 pendant 15 jours puis relais per os.
- Kiné.
- Névrite optique rétro bulbaire.
- Atteinte directe du nerf optique.
- Baisse de l'acuité visuelle.
- Traitement.
- Arrêt de l'alcool.
- Vitamines B1.
- En cas d'absence de traitement il y aura une cécité irréversible.
- Encéphalopathie de Gayet-Wernicke.
- Due à une carence en vitamines B1 chez les alcooliques dénutris.
- Troubles de la conscience.
- Agitation, confusion onirique.
- Fabulation importante.
- Paralysie des nerfs oculomoteurs.
- Troubles de l'équilibre.
- Troubles végétatifs.
- Signes de polynévrite dans 70% des cas.
- Traitement.
- Arrêt de l'alcool.
- Vitamines B1.
- Si le traitement est précoce, il y a guérison complète sinon il y a des séquelles (syndrome de Korsakoff).
- Syndrome de Korsakoff.
- Séquelle d'une encéphalopathie de Gayet-Wernicke.
- Amnésie antérograde (oubli au fur et à mesure) pouvant devenir totale.
- Désorientation temporelle.
- Fabulation.
- Déni de la maladie.
- Polynévrite souvent associée.
- Traitement.
- Arrêt de l'alcool.
- Vitamines B1.
- La démence alcoolique.
- Affaiblissement intellectuel fréquent chez l'alcoolique.
- L'attention.
- La mémoire.
- Le jugement.
- L'autocritique.
- S'accompagne de troubles caractériels.
- Délires chroniques des alcooliques.
- Thème de persécution et de jalousie.
- Mécanisme interprétatif ou hallucinations auditives.
- Le traitement neuroleptique les améliore.
- Encéphalopathie porto cave.
- Le foie est malade et ne remplir plus son rôle d'épuration. Ces substances toxiques vont atteindre le système nerveux central.
- Troubles neuropsychiques.
- Coma hépatique terminal.
- Destruction hépatique quasi totale.
- Le sujet plonge dans le coma et n'en sort pas.
- Épilepsie.
- Connu.
- Apparaît lorsqu'il boit.
- Traitement.
- Arrêt de l'alcool.
- Traitement anti-épileptique.
- Hématome sous dural chronique.
- L'alcoolique a des troubles de la coagulation et un traumatisme crânien. Cela va donner un hématome sous dural chronique donc des troubles neurologiques et psychiatriques.
- Scanner cérébral.
- Traitement chirurgical: on retire l'hématome.
f. Cancers liés à l'alcool.
- Tous les cancers des voies aéro-digestives supérieures et le cancer du foie (suite à une cirrhose).
g. Complications cardiaques de l'alcoolisme.
- L'alcool a un effet toxique direct sur le myocarde (myocardiopathies).
- L'alcool a faible dose a un effet protecteur sur les coronaires.
i. Complications embryo- foetologiques.
- La morbidité obstétricale est plus élevée chez une mère alcoolique.
- La fécondité est plus élevée chez une mère alcoolique.
- La prise de poids pendant la grossesse est plus faible.
- Une fois sur trois l'enfant est prématuré et hypotrophe.
- Il y a souvent une dysmorphie radio faciale chez l'enfant.
- Il y a souvent des malformations associées (coeur, rein, organes génitaux) chez l'enfant.
- Il y a souvent un syndrome de sevrage 6 à 12 heures après la naissance chez l'enfant.
- La relation psychologique avec la mère est souvent perturbée.
- La croissance de l'enfant est médiocre.
VIII . Prévention
1. Prévention primaire.
- Cela consiste à empêcher la survenue de la maladie.
- Enseignement de l'alcoologie aux professionnels de santé.
- Mise en ouvre d'une politique nationale des boissons qui a pour but de réduire l'invitation à boire.
- Le nombre d'alcoolique est proportionnel à la consommation moyenne par habitant.
2. Prévention secondaire.
- Cela consiste à dépister les conduites alcooliques, leurs complications, leurs séquelles.
- A l'hôpital.
- Commissions médicales primaires.
Ce sont des commissions qui doivent examiner certaines personnes: certains candidats au permis de conduire, certains sujets qui ont bu au volant.
- Médecine du travail.
- Bilans de santé.
- Médecine générale.
3. Prévention tertiaire.
Ce sont des mesures susceptibles de prévenir la rechute en assurant la réadaptation des sujets stabilisés. Les mouvements d'anciens buveurs, les services de post cure et les centres d'hygiène alimentaire et d'alcoologie assurent ces rôles.
IX . Mode de prise en charge
1. But du traitement.
- Obtenir un sevrage total et définitif de l'alcool.
2. Principes de la prise en charge.
La prise en charge va se décomposer en pré cure, cure et post cure. La cure va permettre un sevrage complet ainsi qu'une rupture temporaire avec le milieu habituel du patient. Elle va permettre d'aborder les aspects somatiques, psychiques et sociaux. La cure va permettre la mise en place d'un traitement médicamenteux et débuter une relation psychothérapique.
3. La pré cure.
Cela consiste en des premiers entretiens qui auront comme but d'établir une relation de confiance, de susciter une prise de conscience et inciter une véritable motivation.
Il ne faut pas dissimuler l'alcool et le contourner. Il ne faut pas parler de l'alcool de façon punitive.
4. La cure.
Dans un service d'alcoologie ou un service très sensibilisé par l'alcool.
a. Cure de sevrage.
- Le sevrage total et immédiat dés le début de l'hospitalisation.
- Bilan clinique et biologique complet pour évaluer le retentissement alcoolique dés le début de l'hospitalisation.
- Proposer une hydratation qui doit se faire per os (4 à 5 litres par jour) sous forme d'eau ou de jus de fruit.
- Vitaminothérapie: Vitamines B1 en intra musculaire puis per os. Vitamines B1, B6 et PP.
- Prescription de psychotropes sédatifs pour éviter les signes physiques du sevrage.
- Benzodiazépines.( Valium, tranxène )
* Les doses seront réduites progressivement.
- Equanil.
* Effets secondaires hépatiques.
* Contient des barbituriques.
- Neuroleptiques sédatifs.
* Pas une très bonne indication.
* Dans les moments d'agitation importante.
- Hypnotiques, somnifères.
* Pour restaurer le sommeil.
- Atrium.
* Contient des barbituriques.
* Pour les tremblements.
b. Cure de dégoût de l'alcool.
- Avec l'espéral (médicament) qui est utilisé dans les cures de dégoût. Ca rend malade la personne qui a bu. Cela donne des céphalées importantes, une sensation de chaleur et de rougeur au niveau du visage et du cou qui peut durer entre ¾ d'heure et 1h30.
- Il peut y avoir des collapsus, des crises de tachycardie.
- Il existe beaucoup de contres indications. On donne ce traitement à la demande du patient.
c. Mesures d'ordre psychothérapiques.
- Psychothérapie individuelle.
- Le sujet doit être vu régulièrement en tête à tête.
- Il faut comprendre le vécu de l'alcoolique.
- En début d'hospitalisation, il y a une minimisation du problème alcoolique.
- Après quelques jours de sevrage, le sujet aura envie de boire. Il va ressentir angoisse et culpabilité. Le sujet va tout faire pour se faire renvoyer (agressivité et violence).
- Après ce temps de violence, le patient va se livrer de lui même. Il va alors pouvoir demander une véritable aide.
- Psychothérapie de couple.
- A chaque fois qu'il existe un couple il faudra essayer de les voir ensemble car il existe toujours des problèmes conjugaux (causes ou conséquences).
- Psychothérapie de groupe.
- Chez l'alcoolique, c'est fondamental car il a beaucoup de mal à s'exprimer en tête à tête.
5. La post cure.
C'est le moment le plus difficile car l'alcoolique va être confronté à sa liberté de boire.
Il faut maintenir une relation thérapeutique stable.
- Les objectifs sont:
- Maintenir le sevrage.
- Dédramatiser une éventuelle rechute.
- Traiter d'éventuelles complications somatiques et psychiques.
a. Traitement chimiothérapique.
- Tranquillisants.
- Benzodiazépines, anxiolytiques.
- Pour diminuer l'anxiété.
- L'anxiolytique agit comme une drogue de substitution.
- Utile dans les formes d'alcoolisme secondaire au syndrome névrotique.
- Limiter les prescriptions chroniques.
- Les antidépresseurs.
- Quand c'est l'alcoolisme secondaire à une dépression.
- Dans les états dépressifs de sevrage.
- Les neuroleptiques.
- Quand l'alcoolisme est secondaire à un état psychotique.
- Quand il s'agit d'un alcoolisme très impulsif chez des patients qui ont des troubles du comportement.
- Aotal.
- Médicament dont le seul but est de diminuer l'envie de boire.
b. Prise en charge psychothérapique.
- Indispensable.
- Conserver une relation de soutient rassurante.
- Ne pas proposer d'emblée une psychanalyse à l'alcoolique.
- Il faut une psychothérapie très souple, variée, adaptée au patient. Il faut être disponible.
c. Groupes d'anciens buveurs.
- C'est très efficace.
- Ils sont composés uniquement d'alcooliques ou d'anciens alcooliques. C'est anonyme. Ca fonctionne sur l'identification du sujet qui boit à un sujet qui s'en est sorti.